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Mardi 31 octobre 2006

   Le 21 Octobre 2006,    à  St Victor l'Abbaye ,     par Maud Delacroix

                                                  LE VOYAGE DU TEMPS

Je  suis  pourtant  si  fatiguée. Tout  avait  été  si sombre ce jour-là ! Je ne me souviens plus.. Qui était donx là et cela se passa t-il réellement? Je sais juste que la musique était douce, berçante, vraiment merveilleuse et que j'adorais l'écouter. Juste comme ça, simplement. Et puis, moi. J'étais.. Ou je n'étais pas ? En fait, j'ai oublié. Le temps était passé lentement ou… vite, peut-être, je ne sais pas pas, je ne sais plus..
C'est si bizarre !
J'ai dormi tout le temps et je crois que j'ai rêvé. Nouk était là aussi. Elle a mangé une pomme, ou bien était-ce une poire ?
Avant (ou après) j'ai dormi… et j'ai rêvé. Oui, j'ai rêvé ! Des rêves étranges, tout à fait normals : je n'ai pas rêvé de toi mais de moi… pourquoi ? Est-ce que je l'aime, je veux dire le printemps ? Ou bien tu m'admires juste pour mes drôles de cheveux ?
c'est vrai.
J'ai de drôle de cheveux et j'aime les glaces au nougat ! Comme j'aime le printemps… je me demande si je rêve ou si je dors… parfois je me répète !
Et si c'était de la poésie en vers ? ou bien un commentaire littéraire ? De qui parles tu donc ? Moi, je suis sûre que ce sont des filles au chocolat. Tu sais que c'est rare ? J'en ai touchée une au Canada quand j'y suis jamais allée.
Oups, c'est faux ?
ou je me trompe ? TOI .6.
Je suis pourtant si fatiguée. Je dors mais je ne rêve plus… Je dors juste et je ne comprends pas. De quoi ? de quoi… ce n'est pas grave. Je dors de toute façon.  Je - Tu - mais pas Il… Je ne l'aime pas, comme toi ou elle… ou ? BOUH ! ! ! !
  AHHHHHHHHHHHHHH !
Tout avait été si sombre ce jour là. Je n'avais pas dormi, seulement rêvé. De tout et de rien… et j'avais écrit, mais je ne sais plus si c'était demain ou hier ? Tu pourrais m'appeler. Pour je le t'appre


Par maud
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Samedi 11 novembre 2006
Concours d’écriture


Les Couleurs


Maud Delacroix 2nde 13,


  • De lourds nuages noirs couvraient la ville… Tous les habitants s’étaient réfugiés à l’abri de leur maison sous la menace du ciel sombre. Mais trois jeunes adolescents, Alicia, Rose et Théo était toujours dans la rue… Leurs vêtements uniformes et grisâtres se confondaient avec les murs de béton gris de la rue. Les trois amis ne savaient pas quoi faire. Chez Alicia, la cuisine de sa sœur dégageant une telle fumée malodorante, ils avaient été obligés de sortir. Dehors, pour remplacer l’odeur de brûlé, ils ne trouvèrent que les gaz polluants laisser en abondance par les automobiles. Devant le cinéma de la ville, où ils se rendaient, une bande de garçons vêtus de vestes noires et qui fumaient en grommelant toutes sortes d’injures, les dissuadèrent complètement d’aller voir un film… Un silence pesant était installer entre eux… Autour d’eux se dressaient de grands immeubles imposants, aux couleurs délavés par le temps, aux vitres sales et poussiéreuses…
  • Soudain, l’orage tant attendu éclata ! Les trois adolescents se mirent à courir pour chercher un endroit où s’abriter. Brusquement, Rose s’arrêta. Ses camarades la rejoignirent. Elle se tenait, intriguée, devant une petite cour envahie d’herbes folles. Elle distingua à travers le feuillage vert des plantes sauvages, une petite maison tout au fond du jardin. Elle semblait abandonnée, le lierre l’avait complètement recouverte, ainsi que des rosiers, dont les boutons aux couleurs  vives commençaient à percer. Rose observa le visage étonné de ses amis, elle ne connaissait pas bien la ville, mais, apparemment, même ses deux amis qui y vivaient, ne connaissaient pas cette étrange demeure.
  • « Et bien ça alors ! s'exclama Alicia, c’est la première fois que je vois cette maison !
  •  - Je suis pourtant certain de ne l’avoir jamais, ajouta Théo. »
  • Rose, de nature curieuse, ouvrit doucement le portail et se faufila à l’intérieur du jardin. Elle regarda autour d’elle, de magnifiques arbustes poussaient dans tous les sens, des tiges, encore timides, sortaient du sol promettant de jolies fleurs aux pétales colorés. Rose avança alors à petits pas le long de l’allée que l’on découvrait sous l’herbe envahissante. Arrivée devant la porte peinte en bleue de la chaumière, elle se retourna et appela ses amis.
  • Alicia n’avait aucun souvenir de cette maison et pourtant elle était souvent venue dans ce quartier mais, quand Rose les appela, elle n’hésita pas. A son tour, elle pénétra dans ce coin de ville où la nature avait repris ses droits. Derrière elle, elle entendait les pas feutrés de Théo. Elle savait qu’il avait peur de l’inconnu et elle était heureuse qu’il l’ait vaincue pour les suivre. Alicia se sentait bien ici. Le bruit de la ville semblait s’être atténué ainsi que la pression du ciel orageux. Les gouttes de pluies tombaient de façon éparse et formaient un rythme qu’elle trouvait harmonieux. Elle arriva rapidement à la hauteur de Rose qui souriait avec une lueur de malice dans ses yeux d’un bleu intense.
  • Théo écoutait son cœur battre plus rapidement. Il ne comprenait pas pourquoi ses amies étaient si curieuses… Soudain, une odeur nouvelle se glissa sous son nez… Il l’a trouvait étrange, comme si elle était porteuse de vie, d’amour et de couleurs…  Ce jardin, si nouveau, changeait beaucoup des bâtiments froids de la ville… Le vert, le rouge, le bleu…  chaque chose était colorée et pleine de vie… Théo découvrait un monde étrange, mais sa peur avait disparut… Finalement, il était content d’avoir suivit les deux jeunes filles.
  • Rose écoutait attentivement chaque bruit… des oiseaux, chose plutôt étrange en ville, chantaient.  Quand, enfin, Théo et Alicia furent à ses côtés, elle leur exposa ses intentions :
  • «  Je veux entrer dans la maison !
  • -    Quoi ! s’écria Alicia. Mais tu es tombée sur la tête ! On n’a pas le droit, déjà que l’on est venu jusqu’ici…
  • -    Justement, si on est arrivé devant la porte, ce n’est pas pour faire demi-tour. Et puis, de toute façon je rentre avec ou sans vous. Regarde comme tout est beau ici.. Tu ne veux pas découvrir ce qu’il y a à l’intérieur ?
  • -    Et si quelqu’un habitait là ? répondit Alicia
  • -    Enfin, tu vois bien que la maison est abandonnée… Aller, venez !
  • -    Bon d’accord, fit Théo. »
  •  Alicia regarda son ami, étonnée, puis d’air boudeur acquiesça également.

  •     Rose ouvrit doucement la porte… Les trois adolescents se glissèrent sans bruit dans la pièce. Les yeux écarquillés, ils firent la découverte d’un drôle d’endroit. Ici se tenait un véritable atelier de peintre. Une grande planche sur tréteaux avait été disposée au fond, devant une fenêtre, tout autour se trouvait des dizaines de pots de peintures… Dans celui-ci Alicia découvrit du rouge, un peu plus loin, Théo trempa son doigt dans du bleu, Quant à Rose, elle s’arrêta devant un pot qui, lui, contenait des pinceaux de toutes tailles. Sur la table, les trois amis découvrirent une immense feuille blanche, vierge de toutes émotions… Chacun se disposa alors à un bord de la table et  la création d’un immense tableau commença.

  •     Alicia commença par tremper timidement le plus petit des pinceaux dans un grand pot de jaune. Sur son coin de page, elle traça tout d’abord un long trait… Puis se servant des tubes rangés dans le tiroir, elle se créa une palette de couleurs très variée. Dans son esprit, elle visualisait déjà le résultat final. Peu à peu un dragon immense aux couleurs orangées apparut dans le haut de la feuille… Chaque écaille brillait dans un dégradé de couleurs Alicia avait peint ses yeux avec une infime précision. Dans les pupilles vert émeraude, on pouvait distinguer le plaisir de l’animal à voler. Fière d’elle, Alicia entama alors le paysage caché derrière…

  •     Théo, lui, resta quelques minutes sans rien faire… Jamais on ne lui avait mit un pinceau entre les doigts et hésitait encore… Quand, prit d’une inspiration, il retrempa son doigt dans le bleu et commença à peindre. Il choisit de transmettre à son œuvre, la vivacité qu’il avait ressentit dehors, en sentant les odeurs de la nature. Il voulait que chaque émotion soit visible… Sous sa main habile apparut bientôt une étrange forêt dont les arbres portaient des fleurs rouges, bleus, jaune parmis des feuilles d’un vert éclatant… Étrangement, on avait l’impression de pouvoir percevoir les odeurs dégagées par ces plantes imaginaires…

  •     Rose s’attaqua aussitôt à son petit bout blanc… A l’intérieur d’elle-même, un bouillonnement d’émotions était impatient d’apparaître. Par des traits vifs et précis, Rose peignit quelque chose d’aussi beau et étrange que les œuvres des ses amis. En effet, c’est une ville qui apparut alors. Des murs blancs et lumineux servaient d’enceinte mais n’était tout de même pas une frontière infranchissable. Quatre portes s’ouvraient sur l’extérieur et Rose y dispersa des multitudes de personnes, voyageurs, marchands, vêtus de vêtements aux couleurs chatoyantes. Les maisons n’étaient pas rangées dans un ordre précis et leur murs s’ornaient de différentes couleurs. Au sommet de la ville, Rose dessina avec soin un magnifique palais bleu. Au cœur des rues, s’étalait également un immense marché sous des toiles rayées et colorées.
  •      Après plus de deux heures de peinture intense, les trois amis s’arrêtèrent, le cœur palpitant. Ensemble, ils reculèrent afin d’admirer le travail. Un étrange et envoûtante fresque se dressait devant eux. Un rire cristallin éclata brusquement derrière eux. Les adolescents sursautèrent et se retournèrent aussitôt. Un vieil homme se tenait dans l’embrasure de la porte. Un long manteau vert le couvrait, sur sa tête, un chapeau rouge de forme très étrange semblait tenir en équilibre. Il avait un visage aux traits fins, ses yeux en forme d’amandes pétillaient, ils étaient verts, comme ceux du dragon. Il portait une longue barbe blanche.
  •     Quand il cessa de rire, les trois amis l’examinaient toujours attentivement, ils ne savaient que penser de ce personnage plutôt incongru. Le vieillard prit alors la parole :
  • « Petits coquins… Qui vous a donc permis de rentrer dans mon atelier ? »
  • Un silence suivit sa question.
  • «  Et bien, ce n’est pas grave. Mais voyons ce que vous nous avez réalisé… »
  • L’homme s’approcha de la fresque tandis que les adolescents restaient immobiles. Ils observaient la réaction du nouveau venu. Qu’allait-il dire ?
  • « Pas mal, pas mal… Suivez-moi, je vais vous offrir un petit goûter pour vous récompenser. »
  • Toujours silencieux, ils suivirent quand même l’offre de l’inconnu qui les entraîna derrière une porte basse dans un coin de la pièce.

  •     Dans ce nouveau lieu, les murs étaient couverts de tableau. Au centre de la pièce se tenait une petite table sur laquelle étaient déjà disposés quatre verres de jus d’orange ainsi qu’un énorme gâteau. Le vieillard sourit devant l’étonnement de ses trois invités et les invita à s’asseoir. Petit à petit, ils reprirent confiance et Rose s’enhardie à questionner l’étrange bonhomme qui coupait le gâteau en grosses parts.

  • « Euh… excusez-moi, mais qui êtes-vous ?
  • -    Je me nomme Vladimir, répondit-il. Vous non plus, vous ne vous êtes pas présenté.
  • -    Je m’appelle Rose, répondit Rose, et voici Théo et Alicia. Nous sommes désolés de nous être introduits chez vous de cette manière. Mais la maison semblait abandonnée… Et puis, si différente »
  • Vladimir recommença à rire. Puis de sa belle voix, il parla :
  • « Je vous excuse, petits curieux… Mais la prochaine fois, pensez à frapper avant de rentrer ainsi en effraction. Et maintenant que vous êtes avec moi et que vous êtes mêler à la magie de la peinture, il va falloir que je vous explique certains petits détails… Mais, mangez donc, ce gâteau n'est pas empoisonné. »

  •     Rose sourit, elle l'aimait bien malgré son attitude cocasse. Sous les yeux étonnés de ses amis, elle croqua à pleines dents avec plaisir dans sa part tout en écoutant les paroles du vieil homme. Ce qu'il racontait l'étonna. Elle ne savait pas que la peinture avait un tel pouvoir. Enfin, peut-être était-il fou et ceci n'était que des balivernes ? Selon ce qu'il avançait, Rose comprit que peindre permettait de s'exprimer… jusqu'ici, c'est normal. Mais il racontait aussi que les œuvres créées n'étaient pas quelconques, chacune d'elles représentait le monde intérieur de l'artiste, ses pensées et ses désirs… Ainsi, un tableau ns serait autre qu'un moyen d'évasion du dur monde de la réalité. Mais il serait aussi possible de pouvoir améliorer la réalité quotidienne grâce à la peinture…

  •      Alicia était surprise par les propos de Vladimir. Elle ne croyait pas à la magie et pourtant, il affirmait qu'il était possible de se rendre dans un tableau ! Qu'ainsi, nous pouvions profiter de notre imagination et trouver, dans ces mondes différents et imaginaires, des solutions aux problèmes régnant dans notre société…  Alicia écoutait cependant attentivement les paroles de cet homme.. Elles étaient si promettant de bonheur.  Alicia s'interrogeait sur la véracité de tout ce discours. Si la magie existait réellement, elle l'aurait déjà rencontrer.

  •     Théo se sentait rassuré par la présence de Vladimir, il n'avait pas compris la frénésie qui l'avait emporté pour peindre et les sages paroles du vieillard lui semblait naturelles. Théo était très imaginatif et l'existence de la magie ne le surprenait pas tant. Il lui semblait formidable de pouvoir pénétrer à l'intérieur de son œuvre. tout ce qu'il souhaitait, Vladimir était en train de lui en révéler la possibilité… Améliorer la vie de tous par le biais de la peinture, par de simples tubes de couleurs, lui paraissait merveilleux et il voulait absolument y croire. C'est pourquoi il interrogea directement le vieil homme :

  • « Mais comment fait-on pour  entrer dans un tableau ? »

  •     Vladimir resta silencieux. Il observa attentivement le visage de chaque adolescent. Ils avaient l'air si jeunes et aussi si abîmés par la vie. Leurs vêtements sombres et tristes reflétaient la société dans laquelle ils vivaient, où l'identité de chacun est cachée et la joie de vivre de doit pas apparaître. Une société où règne la discrimination et la différence alors qu'elle se veut égalitaire.. une société dégradée, en perdition. Le cœur de Vladimir se serra, il y avait longtemps qu'il n'était pas sortit dans le monde extérieur. Les choses ne s'étaient apparemment pas améliorées. Il savait pourtant qu'il ne lui servait à rien de rester enfermé dans son monde, il n'existait que pour lui. or son but, et ce qu'il avait toujours dit, c'était de PARTAGER, d'offrir sa joie de vivre en couleurs aux autres et leur réapprendre à vivre ! Et bien, s'il avait trop longtemps abandonné, aujourd'hui il continuerait à faire prospérer la magie des couleurs et ces jeunes enfants seraient les premiers à connaître le grand pouvoir d'un tableau...

  • « Suivez-moi, fit-il après son long silence. je vais vous montrer quelque chose ! »
  •     Le cœur de Rose fit un bond. Qu'allait-il leur montrer ?  Sa curiosité l'emporta sur la prudence et elle se glissa à la suite de Vladimir. Le vieil homme s'arrêta devant leur fresque. Rose lisait de l'incertitude sur son visage. Elle comprit qu'il s'apprêtait à leur révéler un grand secret et au fond d'elle-même, elle en fut fière. Après quelque instants d'hésitation elle vit Vladimir sortir une petite clé en or de sa poche. Rose la regarda et l'admira, elle était en effet magnifiquement ouvragée et un aura surnaturel l'enveloppait d'une lumière orangée.

  •     Les quatre personnes s'étaient regroupé autour de la table à tréteaux. Tous les yeux s'étaient tournés vers la clé magique quand Vladimir l'avait sortit. Les trois adolescents attendaient avec impatience que Vladimir fasse quelque chose. Ce-dernier, après avoir longtemps hésité, se décida brusquement à agir.  Il agita la clé au-dessus de l'œuvre réalisé par les jeunes gens. Il marmonna à vois basse une formule magique : "farbis, pentus, in ava, sarma". Les trois amis ne comprirent pas le drôle de charabia mais en sentirent aussitôt les effets. Effectivement, la peinture se mit à scintiller et une pression commença à les tirer vers elle. Ils ne pouvaient résister. Vladimir subissait lui-aussi la magie et se laissait entraîner. Dans un éclair blanc, ils disparurent tous soudainement.

  •     Quand Théo ouvrit les yeux, il découvrit, très étonné, ses deux amies allongées à ses côtés. Quand il regarda autour de lui, il ne reconnut pas le lieu. Ils se trouvaient dans une grande pièce aux murs jaune safran et non-meublée. Derrière lui, Vladimir, toujours en manteau vert était assis sur l'unique chaise. Soudain, Théo s'aperçut que ses vêtements avaient changé, au lieu de leur habituels teint uniforme et grisâtre, ils étaient désormais verts et rouges ! Il vit que Alicia et Rose portaient également des vêtements colorés. Ceux de Rose étaient bleus, un peu comme ses yeux, et ceux de Alicia, oranges. Il s'apprêta à poser u question quand Vladimir prit la parole :

  •     « Chut, je vais tout vous expliquer, mais avant, réveille tes amies. » Vladimir regarda calmement le jeune homme secouer les deux filles qui s'étaient évanouies lors du transfert. Le malaise du garçon, lui, avait été plus faible. Il devait croire déjà quelque peu à la magie. Quand les trois jeunes furent assis en face de lui, il décida de tout leur révéler. Tant pis s'ils utilisaient mal ce savoir, mais il lui fallait absolument le transmettre. Et puis, les yeux trahissait une bonté que la société de la réalité n'avait pas su atteindre. Doucement, il commença à leur expliquer le transfert qu'il avait réaliser à l'aide de la clé magique.

  •     « Ce que j'ai fait dans l'atelier est quelque chose de très ancien et c'est l'unique forme de magie dont j'ai jamais entendue parler. Elle nous a permis de pénétrer dans votre œuvre la rendant vivante à par entière. Nous sommes ici dans la cité blanche située au cœur de votre fresque.  Ce monde est le votre, c'est celui dont vous rêver… Mais il faut se méfier. Ceci n'est qu'un monde imaginaire et il serait malveillant de votre part d'y rester à amis en oubliant votre véritable vie. C'est pourquoi je vous demande d'en profiter, mais aussi de l'utiliser pour aider de la façon que vous jugerez convenable tous ceux que vous pourrez.
Par maud
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Dimanche 26 novembre 2006
Jessica marchait dans la rue de Naples. Ses cheveux chatains clairs flottaient dans le vent. Sa longue tunique blanche ondoyait sous la brise tiède qui soufflait.
elle regardait devant elle ; de son allure pourtant simple se dégageait un air de fierté. ses bracelet d'argent tintaient dans le vent le long de ses fins poignés.
La jeune fille avait un bandeau de soie qui lui couvrait le front, symbole de son appartenance au temps des vierges de la ville. elle y était entrée à l'age de trois ans, quand sa mère, touchée par la maladie noire, l'y avait envoyée trouver refuge... le mal se répandait alors dans toute l'Italie et l'hécatombe fut monstrueuse. La mère de Jessica ne survécu pas et l'enfant dut rester au temple.
Le temps avait passé, et la petite fille avait grandie, son corps s'était allongé et avait pris des formes féminines. Elle entrait dans l'année des ses 18 ans. Tout allait changé. Elle le savait.
Dehors, le temps se refroidissait et la jeune fille frissonna. le mois de Mai arrivait à sa fin, et la nuit tombait encore assez tôt. Jessica devait rentrer au temple, les prêtresse allaient l'attendre et elle se ferait gronder. Ses jambes fines et gracieuses revinrent donc sur leurs pas et se dirigèrent vers la sortie de la ville.
Le vent s'était renforcé et sa tunique se soulevait avec insistance. Ses mèches de cheveux lui claquaient autour de la figure et elle devait plisser les yeux contre la poussière qui lui voletait autour.
Soudain elle entendit un sifflement aigu provenant des fourrés. Elle s'arrêta quelques instants et observa les alentours... rien. Juste le vent qui soufflait, soufflait de plus en plus fort, faisant vibrer la nature avec violence.
Jessica repris son chemin mais plus méfiante, son pas s'accéléra. Combien de fois n'avait-elle pas entendu ces histoires de jeunes filles disparues des soirs de tempête...
Le temple d'ISCYA se profilait déjà à l'horizon, mais Jessica n'était pas rassurée, pourquoi tout semblait si sombre ? A sa droite s'étandait un vaste paysage de plaines ondoyantes, les herbes jaunies par la sécheresse était sous la forces des rafales tandis qu'à sa gauche la mer, jusqu'ici si calme, semblait prise d'une immense colère !
Une sueur doucâtre commença à couler le long de la peau douce et claire de la jeune fille. Elle se mit à courir. Où donc avait disparu le sentier de pierre ? Elle ne voyait plus la grande palissade blanche du temple. Il semblait avoir disparu derrière les mini-tornades de poussière.
Tout d'un coup, son pied trébucha sur une racine, cette-dernière semblait avoir surgit brusquement de terre. Jessica ne put l'éviter et s'étala de tout son long sur le sol poussiéreux.
Elle entendit un énorme grondement puis perdut connaissance quand les éclairs commencèrent à zébrer le ciel d'un noir d'encre.
Par maud
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