Lundi 18 décembre 2006
eh ouh !
Je voudrais pas être égoïste, mais ce serait sympasi vous me laissiez un petit mot quand vous passez !
merci
Par maud - Publié dans : lehiboudesnouvellesfanstiques
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Lundi 18 décembre 2006
C H A P I T R E 6 : Le Laboratoire d'Alchimie


Durant le trajet, Émilie discuta avec Boro de l'ancien ouvrage d'Alchimie. En fin d'après-midi, la voiture traversa la petite ville de Riquewihr et s'aventura dans la campagne alsacienne. Un kilomètre plus loin, un corps de ferme apparut, formé par des peupliers immenses. Différents bâtiments s'y élevaient, le plus grand était habité par la famille Mahler. Lorsque la voiture s'avança dans l'allée centrale, des dizaines de volailles plus incongrues les unes que les autres s'écartèrent en poussant de retentissants piaillements.
Mme Mahler était postée sur le seuil, les bras croisés. C'était une jeune femme à l'air décidée. Elle n'était pas très grande mais plutôt musclée. Sa taille fine était enserrée dans un grand tablier à grosses fleurs multicolores. Ses longs cheveux blonds étaient aussi bouclés que ceux des ses jumeaux et elle les avait attachés dans une queue afin de pouvoir cuisiner proprement. De loin, Émilie ne pouvait voir ses yeux bleus pétillants de malice comme ses enfants mais aussi de bienveillance. Cependant, la jeune fille devenait déjà dans cette personne à l'allure fragile, un caractère obstiné et joyeux.
Quand Boro arriva à sa hauteur, elle le serra très fort dans ses bras et s’écria :
« Que je suis heureuse de te retrouver ! J’espère que ton année scolaire s’est bien passée, pas comme Lou et Théo ? »
Les deux concernés apparurent alors dans le cadre de la porte derrière Mme Mahler.
« Qu’est-ce que tu dis M’man ? » demanda ironiquement Lou.
Émilie s’approcha pour embrasser poliment la maîtresse de maison mais celle-ci l'attrapa et la serra tout contre elle.
« Tu dois être cette chère Émilie dont me parlent sans arrêt les jumeaux depuis le début des vacances. Et bien, bienvenue chez nous jeune fille ! »
Émilie adora aussitôt la maison des Mahlers. Malgré l'apparence de la cour, jonché de détritus, l'intérieur était propre. L’ordre ne régnait pas mais cette singularité était amusante. Dans la cuisine, un gros chaudron bouillonnait. Un agréable filet d'odeurs appétissantes s'en échappait. Une petite pièce à côté comportait le bureau de M. Mahler qui travaillait comme professeur de médecine magique à l'Institut d'Illima. De l'autre côté de la cuisine se trouvait un salon décoré et encombré d’objets magiques, souvenirs de voyages lointains. Parmi ce tas de bazar vivait une petite orvée dans un vivarium. La famille Mahler venait rarement dans cette pièce ; ce que prouvait la couche de poussière accumulée sur les bibelots.
Au premier étage, il y avait la chambre des parents et celle de Justin, le petit frère des jumeaux. Le deuxième étage, entièrement et uniquement habité par les jumeaux, était sous le toit. Le couloir menant d'une chambre à l'autre était bordé d'étagères de toutes formes et tailles.
Théo et Boro allèrent dans la chambre de Théo et les filles dans celle de Lou. Tandis que les garçons préparaient le lit de Boro, Émilie sortit le vieux grimoire de ses bagages. Avec Lou, elles le feuilletèrent puis appelèrent leurs amis. Le livre était resté ouvert.
« Oh là, là ! s'émerveilla Théo. Mais ce livre est un trésor ! C'est impossible qu'il puisse en existé plussieurs exemplaires. Il est fait à la main. Vous imaginez ? Ce bouquin date de bien avant Nicolas Flamel ! Regardez cette page! J'espère qu'on en n'aura pas besoin pour faire des expériences. C'est du latin et de l'anglais ! Et je ne parle pas des dessins incompréhensibles.
-T'inquiète pas, montra Émilie, regarde : quelqu'un l'a traduit pour nous. »
Émilie saisit quelques-unes des feuilles volantes et les déposa côte à côte sur le sol. Plusieurs d'entre elles se suivaient et formaient une recette kabbalistique. Voyez ce que les amis purent recopier :

"Le petit Œuvre"
S'installer dans une pièce éclairée exclusivement avec treize bougies et un feu destiné au chaudron.
La température ambiante ne doit pas dépasser 20°C

Réunir les ingrédients suivants :
1- une once de poussière de craie;
2- vingt-six pétales de la Fleur du Fragaria Vesca appelé plus couramment fraisier commun ou des bois;
3- cinq cm³ d'eau gelée;
4- un oeuf de caille fraîchement pondu;
5- une fiente de dragon bicéphale;
6- une once de soufre;
7- trois gouttes de mercure liquide;
8- une amanite tue-mouche;
9- un dé à coudre de sang d'un nouveau-né (n'importe quel être vivant sauf une taupe).

Recette:
À la huitième lune de l'an, à minuit moins une heure, posez le chaudron en étain sur le feu qui devra être allumé une heure plus tôt. Les bougies, quant à elles, sont allumées lors de la déposition du chaudron sur le feu.
Une minute après que le chaudron soit déposé, y placer les cinq cm³ d'eau gelée.
À la quatrième minute, saupoudrez avec la poudre de craie.
À la septième minute, jetez l'amanite tue-mouche et commencez à jouer la partition (voir page suivante).
À la neuvième minute, lâchez les pétales de fleur du Fragaria Vesca un à un (un par seconde).
À la douzième seconde de la treizième minute, mettez la fiente du dragon bicéphale dans le chaudron.
À la trentième minute, versez les trois gouttes de mercure liquide sur le mélange (une goutte par seconde).
À la trentième seconde de la trente-quatrième minute, ajoutez le dé à coudre de sang d'un nouveau-né.
À la trente-sixième minute, jetez en pluie le soufre au-dessus de la mixture.
À la cinquante-neuvième minute, attrapez l'œuf de caille avec une pince en bois de saule. Passé dix secondes, lâchez l'œuf dans le chaudron. Tout en disant : « MAGIA, IRONIA, SALVE BARBA ! » Cessez de jouer la musique.
Si toutes les indications ont été suivies scrupuleusement, une intense lumière doit illuminer la pièce à minuit pile.
Ne faites pas attention aux effets qui se formeront probablement après. Ne bougez que quand tout sera redevenu normal.
Au centre du chaudron se trouvera alors une pierre blanche de la taille de l'œuf .
C'est le Petit Oeuvre"


« Ouah ! s'emporta Boro. Trop chouette ! C'est génial ! On pourrait essayer et si on réussissait, on pourrait aider plein de personnes ! Le petit Oeuvre, c'est vraiment formidable ! »
Par maud - Publié dans : Emilie Belona et la Magie de l'Alchimie 1
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Dimanche 17 décembre 2006
- NON ! Je TE dis que J'AI RAISON ! ! !  !
- Mais maman... repéta Kulïo d'une petite voix.
- TAIS- TOI tu m'énerves avec toutes tes bêtises ! Pourquoi est-ce que j'ai un fils comme ça ??? Pourquoi moi ,
La mère de Kulïo sanglotait presque entre ses cris. Une nouvelle dispute venait d'éclater. Kulïo, rien ne le changerait jamais semblait-il, venait une nouvelle fois de se faire renvoyer de son établissement scolaire. La lettre, arrivée la veille au soir, signalait que le jeune homme n'avait absolument pas sa place dans ce lycée privé :
" Kulïo, bien qu'élève brillant, reste un garçon très dur. Les professeurs ne supportent plus ce regard lourd et ce grand silence. Nous vous conseillons de suivre un psychologue et de l'envoyer dans une école spécialisée"
Mais Julia, sa mère refusait d'admettre que, depuis tout petit, son fils n'allait pas bien. Pour lui, elle avait tout fait, elle voulait qu'il s'intègre, qu'il vive. Et non pas qu'il grandisse dans un foyer comme elle avait du faire elle-même autrefois. Elle ne voulait pas le perdre.
-Maman... écoute-moi... s'il te plaît...
La voix calme et douce de Kulïo finit par apaiser la jeune femme. Elle vint de caler contre la poitrîne du garçon et se laissa pleurer.
- Maman, je t'aime.
-Oui, Kulïo, je sais. Moi aussi je t'aime.

Julia n'avait jamais connu ses propres parents et grandit dans un orphelinat glauque. A l'age de 15, alors qu'elle revenait des cours, une bande de jeune motard lui firent subir ce qu'il ya de plus horrible. Durant cinq longs heures elle resta enfermé dans une cave d'immeuble. Les motards pénétrant tour à tour dans son corps vierge. Parfois même à deux ou trois ils venait la martyriser. Sans répit, la jeune adolescente souffrit mille douleurs quand ensuite ils la battèrent à coup de ceinture. Puis, avec de lourdes menace ils la libérèrent et Julia, encore preque enfant rentra à demi-dénudé à l'orphelinat où ils ne surent  que la mépriser. Alors quand quelques mois plus tard elle s'aperçut que la vie perçait dans son corps, elle décida de garder l'embryon, symbole d'une nouvelle vie, d'un nouvel espoir.

- Maman ?
Kulïo déposa doucement sa mère endormie sur le canapé de lit de leur minuscule apartement. Il savait qu'elle avait beaucoup souffert et lui aussi en avait subi les conséquences. Jamais, il n'avait appris à jouer, à rire. l'amour couvant de sa mère l'avait protéger mais c'est aussi pourquoi il s'était ainsi refermé sur lui-même. Les joies de ses camarades ne l'atteignaient même si ils comprenait leur gêne fave à son dure mutisme. Les professeurs n'ont plus de le supportait pas : ils ne le comprenait pas. Lui, il préferait rester ainsi. Seul avec sa pauvre mère, à la comtempler enfin se reposer de l'horrible vie. Elle travaillait dure mais gagnait peu et la vie avit réfusé de s'ouvrir à elle. Kulïo souhaitait uniquement son bonheur. Il ne pouvait pas changer. Et cahque fois qu'il était renvoyé il souffrait encore plus de vois sa mère crier et pleurer. Ils ne pouvaient s'aider... juste s'aimer.
Par maud - Publié dans : *--~--*_°U.L.Ï.A°_*--~--*
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