Dimanche 17 décembre 2006
- NON ! Je TE dis que J'AI RAISON ! ! ! !
- Mais maman... repéta Kulïo d'une petite voix.
- TAIS- TOI tu m'énerves avec toutes tes bêtises ! Pourquoi est-ce que j'ai un fils comme ça ??? Pourquoi moi ,
La mère de Kulïo sanglotait presque entre ses cris. Une nouvelle dispute venait d'éclater. Kulïo, rien ne le changerait jamais semblait-il, venait une nouvelle fois de se faire renvoyer de son établissement scolaire. La lettre, arrivée la veille au soir, signalait que le jeune homme n'avait absolument pas sa place dans ce lycée privé :
" Kulïo, bien qu'élève brillant, reste un garçon très dur. Les professeurs ne supportent plus ce regard lourd et ce grand silence. Nous vous conseillons de suivre un psychologue et de l'envoyer dans une école spécialisée"
Mais Julia, sa mère refusait d'admettre que, depuis tout petit, son fils n'allait pas bien. Pour lui, elle avait tout fait, elle voulait qu'il s'intègre, qu'il vive. Et non pas qu'il grandisse dans un foyer comme elle avait du faire elle-même autrefois. Elle ne voulait pas le perdre.
-Maman... écoute-moi... s'il te plaît...
La voix calme et douce de Kulïo finit par apaiser la jeune femme. Elle vint de caler contre la poitrîne du garçon et se laissa pleurer.
- Maman, je t'aime.
-Oui, Kulïo, je sais. Moi aussi je t'aime.
Julia n'avait jamais connu ses propres parents et grandit dans un orphelinat glauque. A l'age de 15, alors qu'elle revenait des cours, une bande de jeune motard lui firent subir ce qu'il ya de plus horrible. Durant cinq longs heures elle resta enfermé dans une cave d'immeuble. Les motards pénétrant tour à tour dans son corps vierge. Parfois même à deux ou trois ils venait la martyriser. Sans répit, la jeune adolescente souffrit mille douleurs quand ensuite ils la battèrent à coup de ceinture. Puis, avec de lourdes menace ils la libérèrent et Julia, encore preque enfant rentra à demi-dénudé à l'orphelinat où ils ne surent que la mépriser. Alors quand quelques mois plus tard elle s'aperçut que la vie perçait dans son corps, elle décida de garder l'embryon, symbole d'une nouvelle vie, d'un nouvel espoir.
- Maman ?
Kulïo déposa doucement sa mère endormie sur le canapé de lit de leur minuscule apartement. Il savait qu'elle avait beaucoup souffert et lui aussi en avait subi les conséquences. Jamais, il n'avait appris à jouer, à rire. l'amour couvant de sa mère l'avait protéger mais c'est aussi pourquoi il s'était ainsi refermé sur lui-même. Les joies de ses camarades ne l'atteignaient même si ils comprenait leur gêne fave à son dure mutisme. Les professeurs n'ont plus de le supportait pas : ils ne le comprenait pas. Lui, il préferait rester ainsi. Seul avec sa pauvre mère, à la comtempler enfin se reposer de l'horrible vie. Elle travaillait dure mais gagnait peu et la vie avit réfusé de s'ouvrir à elle. Kulïo souhaitait uniquement son bonheur. Il ne pouvait pas changer. Et cahque fois qu'il était renvoyé il souffrait encore plus de vois sa mère crier et pleurer. Ils ne pouvaient s'aider... juste s'aimer.